26
fév

Il suffit ! Fi ! C’en est trop la coupe est pleine. Merci l’ami de me sauver de ce marasme qu’est le train-train du quidam. Tu as devant toi un homme en recherche d’aventures et de surprises. Apporte-les lui et ta récompense sera grande. Tu te verras secondé par un homme d’exception qui a adopté l’héritage du siècle des lumières en considérant qu’un homme bien né doit savoir tout faire. En conséquence j’ai tout d’abord appris à apprendre et suis virtuellement capable de tout, c’est pourquoi le concept même de Curriculum Vitae est obsolète par devant moi. Nourris moi du champs de tes possibilités et je te louerai mon génie !

9
jan

Hier bravant les affres de l’hiver à la recherche d’un chat égaré, je fus confronter aux embûches de la ruralité. L’un des dangers sournois de la vie à la campagne s’abattit sur moi telle une épée de Damoclès menaçant depuis déjà trop longtemps. Ce danger prit la forme de mon kidnapping par deux grands-mères usant de pouvoirs mentaux défiant les lois physiques, pratiquantes d’une voix effritant les volontés les plus hardies : « mais entrez donc manger un chocolat ! ».

J’étais pris au piège, tandis que Drucker psalmodiait en fond sonore et que les sorcières puisaient dans l’inépuisable amas de souvenirs accumulés dans des vies si longues, les coups tombaient l’un après l’autre sur ma santé mentale. Les récits de voyages passés alternaient avec la nostalgie des êtres disparus et les considérations sur la jeunesse d’aujourd’hui… Rien ne me fut épargné. Alors qu’un chocolat était distribué je profitai d’un moment d’inattention de mes geôlières pour invoquer une formule de libération rituelle. J’abhorre utiliser les ressorts protocolaires du grimoire de la politesse mais je n’avais pas le choix, aux grands maux les grands remèdes : « Bon et bien je ne vais pas vous déranger plus longtemps ! ».

Tout en reprenant mes esprits et en longeant les murs jusqu’à chez moi je me rendis alors compte que je n’étais pas reparti les mains vides… Au cours des combats j’avais arraché un morceau de la sagesse des anciens. Cette perle énigmatique devrait me servir dans l’avenir, je me dois de partager avec vous le tribut de mon combat acharné.
« Une bûche mouillée donne deux fois moins de chaleur qu’une bûche sèche. »

… Mince il faut que j’aille bâcher mes stères de bois…
Que ferais-je sans mes voisines ?

Anecdotiquement Vôtre
Renart

Le MacBeth du pauvre

23
juil

Quel n’a pas été mon bonheur indicible cher ami. Je me suis rendu compte il y a peu que je fréquentais depuis une dizaine d’année un lieu idyllique.

Dans cet endroit magique, il arrive que le discours d’un individu ne convienne pas au cadre fixé par les élites. Mais le pouvoir en place ayant installé des commodités permettant aux autres habitants une délation anonyme efficace, le crime ne reste jamais impuni bien longtemps. La justice est rapide dans ces cas là, nul besoin de procès, il suffit de se fier au jugement des Dieux locaux. A distance et d’un geste de la main, ils peuvent commander aux éléments d’écarter à jamais le malandrin du lieu de son forfait, le boutant hors des frontières de ces confins radieux. Mais que faire des idées qui ont eu le temps d’être véhiculées ? C’est très simple, il suffit de les brûler dans un grand autodafé qui rappellera qui détient l’autorité de ce territoire enchanteur.

Aïe, j'ai mal dans mon compteur de points Godwin


Délation, contrôle de l’information, censure, dictature. Voila un peu ce à quoi ressemble un forum, c’est un lieu où la dénonciation est encouragée par des boutons placés en évidence « signaler un abus » . En cas de problème les modérateurs mettent l’informations sous séquestres où l’effacent carrément. Les « fautifs » sont bannis. Pourquoi ces comportements qui, appliqués à la vie de tous les jours, feraient bondir la plupart d’entre vous, vous apparaissent comme normaux et sensés dans le cadre d’un forum ? Je parle souvent du pouvoir des mots, et je pense que tout ceci n’est pas sans rapport avec le terme de « modération » qui sonne beaucoup mieux que « censure » , « délation » et « fascisme » .

N’étant pas étranger à une certaine liberté d’expression j’ai tendance à être confronté assez souvent à ce genre de phénomènes… J’ai du développer des compétences (spoof, trashmail) afin de pouvoir continuer à m’exprimer sur des fora ne voulant pas de moi d’ailleurs. Ma capacité à m’exprimer comptant plus que l’ego de quelques apparatchiks trop habitués à l’omnipotence et l’immunité que leurs procurent ces fameux « droits » de « modérations » . J’ai des anecdotes plein mes tiroirs :

  • Un jour un modérateur m’a banni parce que je l’avais un peu taquiné… Il a tout essayé, mon ip, mon nom. Je revenais toujours car je n’étais pas d’accord avec son jugement. (et tel était mon pouvoir) Il en est venu à interdire la prononciation de mon surnom sur le forum. Techniquement il l’a ajouté à la liste des insultes qui sont automatiquement transformées afin de ne pas apparaître à l’écran. Pour le coup je passais un peu pour Loki, Sauron ou autre Voldemort, celui-qu’on-ne-nomme-pas, la classe quoi. Au delà du fait que c’est un peu extrême philosophiquement parlant c’est aussi une attitude qui dans la vie ferait hurler. Donc à chaque fois que quelqu’un tapait mon surnom on voyait écrit à la place « forbidden word » ou quelque chose de ce gout là. Qu’à cela ne tienne, j’ai rebaptisé mon compte « forbidden word » :)
  • Il y a quelques temps, sur le forum d’une association qui, en toute modestie, me doit beaucoup, j’ai osé critiquer une adhérente dont j’ai souligné la forte propension au « claquage de porte » . Le modérateur a surgit (fréquence de posts : 1 par an), sans doute parce qu’un homme un vrai, avait cliqué sur le fameux bouton « signaler un abus » en douce. On m’a reproché mon ton, j’ai répondu que je disais ce que je pensais, que lui même disait ce qu’il pensait, et que du coup tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes sur ce forum. Un forum c’est quand même un lieu ou on dit ce qu’on pense à la base. En réponse j’ai été banni deux jours sous prétexte que j’avais été signalé plusieurs fois… Je suis donc revenu le temps de lui demander comment on aurait appelé ces signalements en 1944 ? Nouvelle réponse, j’ai été banni « sine die » :) Swift Justice.
  • Cette fois je ne suis pas impliqués, plusieurs personnes font part de leurs divergences de points de vu sur un évènement de groupe venant d’avoir lieu. L’organisation est critiquée mais le ton ne monte jamais. Tout est très constructif. Au bout de plusieurs pages de débats…. La discussion a été mise au séquestre. Quand certains protagonistes ont criés à la censure, la modération a répondu : « Ce n’est pas de la censure, on a juste retiré la matière des débats le temps de vous fournir une synthèse plus aisée à lire. » Mais une fois encore, « synthèse » sonne mieux que « censure » .

Le fait que tout ceci parte d’un bon sentiment fait vraiment passer une grave pilule. Garder une bonne ambiance dans un lieu de discussion ou organiser des débats n’est pas une raison suffisante pour autoriser tout ce panel de méthodes fascistes. Je tiens à préciser que bien sur il y a des exceptions, des sites ou la modération est issue d’un genre de démocratie directe (Agora  Vox par exemple). Je les salue. Mais dans l’ensemble, cette dernière décennie, l’idée s’est répandue que tout était permis pour faire respecter une certaine cordialité sur le net. Augmentation de la sécurité pour contrevenir à une menace fantôme, ça me rappelle tout ce qui se passe en politique.

Je me doute que la plupart d’entre vous font parti de nombreux fora voire même d’équipes de modération, et que mon message ne vous plaira pas. Mais je n’en ai cure cher ami, c’est ce que je pense.

Incontrolablement Vôtre
Renart

 

5
juil

Cher ami, pratiques-tu toi aussi ce sport extrême : « The Fearsome Escape Artist from the Sub of Hell. » Il faut désormais un physique de quaterback et les facultés d’Oudini pour réussir à s’extraire du métro sans se voir terrassé par les différents ennemis qui peuplent cet endroit dangereux. Il est quasiment impossible d’esquiver les trois distributeurs de journaux gratuits qui se font la guerre pour vous coller une feuille de choux sur le torse et de slalomer entre les divers échantillons de shampoings ou de boisson gazeuses quand un ou deux nécessiteux sapent simultanément votre matière grise à l’aide d’une méthode enseignée par les poulpes de l’espace : « le discours au ton savamment déstructuré » (A ce sujet vous avez surement remarqué que les personnes faisant la manche utilisaient systématiquement une diction loufoque. Je ne sais toujours pas comment adopter un débit débile dans un speech aide à obtenir de l’argent du badaud lambda. Si vous avez la réponse postez la moi j’en ferai un article. J’en profiterai pour m’interroger sur l’intérêt que représente le clochard terrien pour la race des poulpes spatiaux)

Mais parmi tous ces énergumènes, une espèce particulière de parasite du tissu urbain m’inspire une haine féroce. « L’étudiant au T-Shirt coloré qui vend de la culpabilité » aka « le sbire d’ONG conseil » Vous savez ces jeunes gens qui avancent en arborant les couleurs d’AIDS, Greenpeace ou autre UNICEF. Personnellement mon absence de conscience et l’interdiction que je me fais de laisser des criquets en smoking faire les marioles avec un parapluie sur mes épaules me permettent d’échapper à cette engeance… Tout le monde n’a pas cette chance.

Et là vous n'avez plus qu'à signer votre RIB avec votre sang.

Normalement à ce moment de mon récit cher ami, une grande proportion de mes lecteurs (50% ce qui nous donne à peu près un individu) doit se dire : « Ce Renart est sans coeur, il n’a pas une once d’altruisme. » A cela d’autre ajouteront : « Ça ne peut pas faire de mal. » Et bien la vérité c’est que rien n’est plus faux, c’est justement mon altruisme qui me fait voir que cette démarche est néfaste pour tout le monde et pas un « ouine-ouine » comme disent les anglo-saxons. Attention ça va devenir mathématique :

Ces jeunes gens sont payés pour récolter votre RIB…. Donc une partie de ce que vous donnez va dans leur porche. Jusqu’ici rien d’étonnant, récolter de l’argent à toujours coûté de l’argent. Disons arbitrairement que 50% de votre don aille dans son escarcelle. Sur un don de 10€ vous donnez donc 5€ à ce jeune homme et 5€ à une ONG… On peut se dire que puisqu’il a convaincu un badaud de donner de l’argent c’est quand même 5€ de plus pour une bonne cause dans l’absolu. Et non… C’est l’inverse ! Ce serait vrai si l’altruisme des gens était infini ! Or je doute qu’il le soit. Vous avez un maximum de budget alloué à la charité. Que vous donniez de l’argent dans le métro ou que vous participiez à des oeuvres, vous avez une limite qu’elle soit morale ou financière. Mettons que vous donniez 100€ par an à autrui maximum. Si vous le faite vous même, vous donnez réellement 100€ à une cause. A chaque fois qu’une de ces personnes vous convainc de donner, il puise dans ce budget et il y prend 5€. Si vous donnez vos 100€ de cette manière votre cause a perdu 50€. A chaque fois qu’un sbire d’ONG conseil vous alpague il se paye sur votre budget charité, et c’est autant de petits pandas orphelins et myopathes qui perdent de l’argent.

En d’autres termes ces gens sapent l’altruisme et sucent jusqu’à la moelle vos bons sentiments. Le Fundraising est un business inquiétant qu’il faut surveiller. Si vous voulez aider votre prochain, faites-le directement.

La prochaine fois que vous croisez un de ces mignons, n’oubliez pas la formule cordiale de circonstance :
« Retourne dans les limbes qui t’ont vu naître infâme pourceau ! Le pouvoir du Christ t’oblige ! »

Courtoisement Vôtre
Renart

26
juin

Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens.

Je me suis souvent demandé cher ami : « Où commence la liberté ? » Où est la source du libre arbitre ? Quand un individu lambda reçoit un mail d’un riche héritier congolais lui promettant 1000€ s’il est dans la mesure de lui en envoyer 100, personne ne force l’individu à se faire escroquer, il le fait de son plein gré. Était-ce un exercice du libre arbitre ? Quand Giselle entre dans un magasin pour profiter d’une promotion, est elle réellement libre de ses actes ?

Pour pousser Ysengrin à vous donner de l’argent par exemple, il existe plusieurs méthodes :

  • La contrainte : Vous mettez un pistolet sur sa tempe et lui demandez de l’argent. C’est une technique assez efficace mais mal perçue par les plus prudes d’entre nous.
  • La persuasion : Vous arrivez à convaincre grâce à une habile démonstration que ce don est une très bonne idée. Dans ce siècle du pathos je déconseille tout exercice de la rhétorique qui est encore plus mal perçu que le flingue.
  • La manipulation : En utilisant une faille dans le cerveau d’Ysengrin, vous allez le pousser à avoir envie de vous donner de l’argent. Et en plus il pensera que c’est son idée.

Comme vous le voyez ces trois méthodes ont le même résultat sur votre portefeuille mais pas sur le cerveau d’Ysengrin. Dans la première Ysengrin n’a pas été convaincu. Dans la seconde Ysengrin a été convaincu mais il sait qu’il a été convaincu. Dans la troisième Ysengrin ne sait pas qu’il a été convaincu et pense être à l’origine de l’idée. Personnellement j’aime la seconde, mais elle nous force à parcourir les méandres de l’éthique en dialectique, et je trouve la première particulièrement honnête. En ce qui concerne la troisième cher ami, vous pensez peut-être que seul des maîtres sont capables de pratiquer la manipulation et que l’improbabilité d’en rencontrer un justifie de ne pas s’armer contre cette méthode. Combien avez vous tort.

« Le petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » s’intéresse à une branche de la manipulation bien connue des sphères du management, de la pédagogie et de la vente : « les mécanismes d’engagement ». Aujourd’hui des valeurs telles que la constance, et la stabilité sont perçues comme très positives. Inconsciemment nous avons donc tendance à nous accrocher à nos décisions et à nos actes. Si un homme dans la rue vous demande l’heure, puis vous demande de l’argent, il augmente ses chances de voir sa seconde requête acceptée. Pourquoi ? Parce qu’ayant tout d’abord accepté de rendre service en donnant l’heure (et qui aurait refusé ?), l’esprit a du mal à refuser le second service (de manière significative, certaines expériences annoncent des  multiplications par 2 ou 3 des résultats en utilisant ces méthodes)

Le coté le plus vicieux de ce que les auteurs appellent « L’effet de gel », c’est que plus le contexte dans lequel vous prenez vos décisions vous donne l’impression d’avoir été libre, plus vous associez ces actes à vous même, et plus vous vous engagez.

Alors ou est la liberté dans tout ça ? Je pense que pour que nous soyons libre nous devons être libre des contrainte évidentes comme un couteau sous la gorge, mais aussi des contraintes invisibles telle que la manipulation. De deux choses l’une, soit nous interdisons la manipulation, mais je n’aime pas la répression, soit nous éduquons les gens afin que la manipulation ne fonctionne plus sur eux. Il est essentiel que nous soyions au courant de cette faille béante dans notre psyché qu’est l’effet de gel. Ce phénomène serait d’ailleurs enseigné à l’école si l’état avait intérêt à ce que nous ne soyions pas influençables.

Nous proclamer libre parce qu’il est interdit de nous forcer physiquement à agir contre notre gré, dans un monde ou la manipulation est omniprésente, est une farce dont je goutte assez mal l’humour.

Lisez ce traité cher ami, et faites un pas de plus vers le libre arbitre.

18
juin

La corvée (du latin corrogare, « demander ») est un travail non rémunéré imposé par un seigneur/maître à ses dépendants, qu’ils soient de statut libre ou non. Elle est un rouage essentiel du système politico-économique médiéval et tire son existence de la rareté de la monnaie à cette époque. C’est un impôt perçu de manière non pécuniaire.

Toi aussi cher ami, tu es rassuré de savoir que cet impôt en nature a été aboli en 1789. Que tu n’auras pas à prendre une pioche pour aller construire une cabane à outil dans les jardins de l’Elysée. Mais attendez… J’ai travaillé moi lundi, et je n’ai pas été payé… Pourtant je n’ai pas souvenir de m’être impliqué dans du bénévolat ce jour là en particulier. Que m’est il arrivé ? Où est mon salaire crénom !?

Voila je me suis renseigné, j’ai travaillé le lundi de Pentecôte, qui est jour de fête depuis plus de mille ans. Mais pourquoi ? L’Etat m’y contraint en tout état de cause. Je travaille donc une journée entière pour que l’Etat encaisse 2 milliards d’€… MAIS C’EST EXACTEMENT COMME LA CORVEE ?!?! Non non rassurons  nous, notre République n’est pas du tout sur la pointe des pieds en train de réintégrer doucement des impôts médiévaux. Et pour preuve ! Ce n’est pas une corvée mais une « journée de solidarité » qu’elle a réinstitué en 2004. Me voila rassuré, je ne me suis pas fait enfler, j’ai été solidaire.

Je ne suis pas corvéable à merci, je suis solidaire avec les vieux. Ça sonne mieux non ? Je ne suis pas une vache-à-lait, je suis un contribuable, je suis une pierre dans l’édifice d’une grande cause. (Je ferai un article complet sur ce dont Marcuse nous avait prévenu en 1968, comme le rappelle Franck Lepage dans Inculture, que les mots sont manipulés pour que nous ne puissions pas réfléchir convenablement). Mais de qui se moque-t-on franchement, ce n’est pas à un goupil qu’on va apprendre à faire des pirouettes lexicales !

« Journée de solidarité ». Il fallait au moins cette dose de mièvrerie pour lubrifier suffisamment ce nouvel impôt. Et même au pays des schtroumphs la pilule est difficile à avaler (j’essaye ici de me persuader que cet impôt s’administre par voie orale… et c’est très dur). Qui dans la salle osera mobiliser son intellect de bonsaï et me prétendre que c’est pour une bonne cause ? Il n’y a pas de bonne cause. Voici les faits : Si les personnes âgées avaient besoin de 2 milliards, il était du devoir de l’Etat de dégager cette somme de son budget, pas d’augmenter les impôts de la dite somme sous une forme fourbe dont la vache-à-lait (contribuable) ne se rendrait pas compte.

Nous avons pas assisté en 2004 à une grande oeuvre de solidarité mais à une augmentation des impôts et à une manipulation des masses de la pire sorte. Celle qui utilise les bons sentiments contre ceux qui les éprouvent. Si j’en parle maintenant c’est qu’il est question d’ajouter un petit frère à cette journée de solidarité… Je ne sais quel nom ils trouveront : « Don de soi pour une gloire éternelle dans l’au delà », « Allègement programmé des vicissitudes du monde matériel », « Croissance de l’impact de l’acteur fiscal pour un monde meilleur. » Je vous laisse en trouver d’autre j’ai la flemme là.

Tout ceci pour vous prévenir qu’à laisser des énarques puiser des idées dans le monde médiévale, on va finir par voir des tout petits présidents venir réclamer les cuisses de nos filles en brandissant la loi. Nous n’aurons qu’à nous en prendre à nous même (mais si vous voulez vous en prendre à eux auparavant je suis partant hein)

Fiscalement vôtre
Renart

Le péril vieux

12
juin

Je me demande souvent par quel miracle une cause aussi naturelle, logique et raisonnable que la reconnaissance du vote blanc peut ne pas aboutir.
Que peut penser un député ou un sénateur lorsqu’il refuse de voter cette reconnaissance qui fut moult fois proposée…

Peut-être songe-t-il, surement à l’instar de nombre de citoyen, que le vote blanc est un vote inutile ? Qu’un non-choix ne contribue en rien à une élection.
Pour répondre je vais faire une comparaison simple.

Vous cuisinez un diner pour 10 convives. A la fin de celui-ci vous leur demandez de choisir le plat qu’ils ont préféré. En majorité ils répondent  l’andouille au détriment de la grande courge, du soufflé et autres mets évocateurs.

Savez vous seulement s’ils ont aimé le repas ? Non… Pour autant que vous en sachiez, ils pourraient bien avoir passé le pire moment de leur vie à se forcer à ingurgiter des salades périmées. Sans doute l’andouille était moins difficile à avaler que le reste à cause de son regard sympathique. Mais cela ne compte pas, ce n’était pas votre question. La satisfaction de vos invités ne compte  pas dans cette question.

Au prochain repas… Ne serez-vous pas tenté de cuisiner de l’andouille à nouveau ? Ne serait-ce pas là une erreur due aux informations biaisées que vous avez obtenue d’une question bancale ?

Oui au prochain diner, il y aura de l’andouille, peut-être les convives rééliront celle-ci par défaut sans pouvoir crier leur vrai sentiment Coffien….
« MAIS C EST DE LA MERDE ! »

Jamais vous ne remettrez en question votre cuisine de manière globale, jamais vous ne progresserez. Jamais vous ne proposerez de nouveaux aliments. A quoi bon ? Ils préfèrent l’andouille vous direz-vous.

Le cuisinier c’est notre démocratie. Si tous les 5 ans nous choisissons la moins désastreuse des options (avec plus ou moins de bonheur je dois l’admettre) sans pouvoir exprimer notre refus global des possibilités qu’on nous offre. Jamais notre système politique ne se remettra en question. C’est pour cette raison que ce même système politique et ses ronds de cuir ne votent pas cette loi.  Sans cet outil, tous les 5 ans, on nous proposera les mêmes clones, les mêmes andouilles, les mêmes salades… Et nous, moutons que nous sommes, nous continuerons à choisir par défaut un frotteur de cul bovin ou un névropathe épileptique.

C’est pourquoi il est essentiel que, vous, les électeurs, choisissiez un candidat prônant le vote blanc. Il est de votre devoir de réparer cette démocratie brisée pour que votre voix porte enfin au travers de tous les obstacles de la représentativité. C’est pour cette raison que je considère le vote blanc comme une cause ne devant pas être entachée d’orientation politique, d’économie ou de social. Elle touche à notre organe de décision, elle prime sur toutes les autres considérations puisque nous avons besoin de pouvoir prendre des décisions pour résoudre les autres problématiques de la nation.

Le vote blanc est une cause qui mérite qu’on lui consacre une élection entière… Sans tomber dans la querelle de cocher. Ces idées sont la source de ce programme simple :

  1. Faire comptabiliser les votes blancs.
  2. Rendre caduque toute élection comptabilisant plus de 50% de votes blancs.
  3. Demissioner avec le sentiment du travail accompli.

Raisonnablement Votre
Renart

 

 

29
mai

Si vous êtes las de tomber, de Charybde en Scylla.
En choisissant la Peste et puis le Choléra.
Changeons la République, pour que tous les cinq ans.
Nous puissions hurler « Non ! » d’un beau bulletin blanc.

 

27
mai

Que par soi-même.

J’ai donc fait ma propre skin pour WP… Elle est inspirée, à l’instar de mon affiche, de cette publicité :

 

Blackpool Theater

 

Je conseille d’ailleurs à ce sujet le très bon tutoriel de Fran6art qui vous guide pas à pas dans la création de thème wordpress.

DIY :)

Renart

21
mai

Ami, suivons le Faune sur les sentes de la guerre.
Festoyons de ces lois, qui naquirent à l’asile,
Et notre chant martial, poussé depuis la Terre,
Résonnera mille ans, dans les branches d’Yggdrasil.

The Ash Yggdrasil de Friedrich Wilhelm Heine